Chapitre 5 : Quand on aime - Pages 37 et 38
avait eu le temps de bien vieillir aussi et ses branches étaient de plus en plus dures.
Elle qui avait cru qu'enlever les vieilles écorces arrangerait la situation, elle s'était
bien trompée.
Elle attrapa son vieux sac à dos, passa en revue une fois de plus ses anciennes affaires. En touchant le gant enchanté, elle se dit que peut-être, maintenant qu'elle était plus grande, peut-être qu'elle parviendrait à s'en servir. Cela l'aiderait à moins s'ennuyer. Elle l'enfila sur sa main droite, fixa un nuage, se demandant ce qu'elle pourrait bien vouloir représenter. Mais elle n'avait envie de rien. Elle retira le gant et le rangea. La tristesse l'envahit. Elle pensa à sa famille et eut honte de les avoir abandonnés comme ça. Elle était aussi un peu en colère que personne ne soit venu à sa recherche. C'est alors qu'une idée lui vint. Elle remit le gant et pensa très fort au petit oiseau bleu qui passait tous les matins devant le bel-arbre-prison. Et cela fonctionna, elle l'aperçut au loin, et il se dirigeait droit sur elle ! Quand il fut assez prêt, elle lui parla très doucement pour que l'arbre n'entende pas. « Petit oiseau, petit oiseau bleu, tu dois m'aider s'il te plaît. Je voudrai partir mais je ne peux pas y arriver seule, j'ai besoin de ma famille. Pourrais-tu les trouver et les faire venir ? ». L'oiseau ne piailla pas. Il s'envola dans la direction d'où il venait. Zélie ne sut pas trop
Elle attrapa son vieux sac à dos, passa en revue une fois de plus ses anciennes affaires. En touchant le gant enchanté, elle se dit que peut-être, maintenant qu'elle était plus grande, peut-être qu'elle parviendrait à s'en servir. Cela l'aiderait à moins s'ennuyer. Elle l'enfila sur sa main droite, fixa un nuage, se demandant ce qu'elle pourrait bien vouloir représenter. Mais elle n'avait envie de rien. Elle retira le gant et le rangea. La tristesse l'envahit. Elle pensa à sa famille et eut honte de les avoir abandonnés comme ça. Elle était aussi un peu en colère que personne ne soit venu à sa recherche. C'est alors qu'une idée lui vint. Elle remit le gant et pensa très fort au petit oiseau bleu qui passait tous les matins devant le bel-arbre-prison. Et cela fonctionna, elle l'aperçut au loin, et il se dirigeait droit sur elle ! Quand il fut assez prêt, elle lui parla très doucement pour que l'arbre n'entende pas. « Petit oiseau, petit oiseau bleu, tu dois m'aider s'il te plaît. Je voudrai partir mais je ne peux pas y arriver seule, j'ai besoin de ma famille. Pourrais-tu les trouver et les faire venir ? ». L'oiseau ne piailla pas. Il s'envola dans la direction d'où il venait. Zélie ne sut pas trop
s'il avait compris.
Elle se contenta d'espérer.
Le lendemain, l'oiseau bleu ne passa pas devant elle comme il en avait l'habitude, ce qui donna à Zélie encore un peu plus d'espoir.
Le lendemain non plus, pas de signe de l'oiseau. Zélie commença à douter, l'oiseau l'avait-il juste oubliée ?
En début de soirée cependant, Zélie entendit l'arbre gesticuler. Il avait vu quelque chose plus haut dans la montagne, quelque chose d'anormal. Bientôt Zélie le vit aussi. Il s'agissait M. Ours qui dévalait la pente rocheuse du mont Aube, et sur son dos, été agrippée Grand-mère Histoire. Une fois au pied de l'arbre, M. Ours se dressa sur ses pattes arrières, ressemblant lui-même à une montagne. Il abattit ses grosses pattes avant et fendit l'air. Zélie eut si peur qu'elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, l'arbre ne la retenait plus prisonnière et ressemblait à n'importe quel arbre. Elle restait malgré tout recroquevillée contre le tronc. Sa grand-mère s'approcha. « Zélie ma chérie, tu es partie depuis midi. Un petit oiseau m'a prévenue que par un cauchemar tu étais retenue. »
Le lendemain, l'oiseau bleu ne passa pas devant elle comme il en avait l'habitude, ce qui donna à Zélie encore un peu plus d'espoir.
Le lendemain non plus, pas de signe de l'oiseau. Zélie commença à douter, l'oiseau l'avait-il juste oubliée ?
En début de soirée cependant, Zélie entendit l'arbre gesticuler. Il avait vu quelque chose plus haut dans la montagne, quelque chose d'anormal. Bientôt Zélie le vit aussi. Il s'agissait M. Ours qui dévalait la pente rocheuse du mont Aube, et sur son dos, été agrippée Grand-mère Histoire. Une fois au pied de l'arbre, M. Ours se dressa sur ses pattes arrières, ressemblant lui-même à une montagne. Il abattit ses grosses pattes avant et fendit l'air. Zélie eut si peur qu'elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, l'arbre ne la retenait plus prisonnière et ressemblait à n'importe quel arbre. Elle restait malgré tout recroquevillée contre le tronc. Sa grand-mère s'approcha. « Zélie ma chérie, tu es partie depuis midi. Un petit oiseau m'a prévenue que par un cauchemar tu étais retenue. »